Poule
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Domestication ancienne
On ne saurait être précis quant à la date de domestication de la poule sauvage. Elle peut remonter à l'an 3200 av. J.-C., mais débuta certainement en Inde en l'an 2000 av. J.-C. On sait qu'il y avait des poules domestiques en Chine en 1400 av. J.-C, de même qu'en Egypte et en Crète; elles furent introduites dans le sud-est de l'Europe en 700 av. J.-C.
Les preuves fournies par les vestiges archéologiques — poteries, figurines, monnaies et mosaïques — permettent de sup poser que cet oiseau fut tout d'abord élevé dans des buts religieux, pour des sacrifices rituels, ainsi que pour les combats de coqs. Plus tard, on reconnut la valeur de ses œufs. Selon Aristophane (env. 400 av. J.-C), tout Athénien, même le plus pauvre, élevait des poules pour les œufs. Les Grecs inventèrent aussi le chapon, ou coq châtré, pour l'engraisser. Une autre utilité du coq pour le fermier: il lui servait de réveille-matin !
Races ornementales et commerciales
Les races actuelles se divisent en types méditerranéens et asiatiques. Parmi les premières, il en existe maintenant trente-sept utilisées dans le commerce et vingt-quatre comme oiseaux d'ornement. Hormis les oiseaux d'exposition et les jeunes coqs de combat, on tend à scinder les races en pondeuses prolifiques et en poulets de table. Certaines espèces sont très connues: la "leghorn" blanche, la meilleure pondeuse, suivie de près par la "Rhode Island" rouge et la "Plymouth". Parmi les coqs d'ornement, le plus spectaculaire est le "Yokohama" à longue queue; celle-ci peut atteindre, chez le mâle, jusqu'à 6 m de longueur.
Ordre de préséance
Les poules ont grandement contribué à faire progresser l'éthologie, science du comportement des animaux. C'est en 1922 que, pour la première fois, fut émise l'idée qu'il existait une loi dite du "coup de bec", loi découverte grâce à l'observation des poules domestiques et qui peut se résumer ainsi: si une douzaine de poules qui ne se connaissent pas sont rassemblées dans un enclos, elles se sépareront par couples et se battront infailliblement. Dans chaque couple, l'une des poules triomphera de l'autre, soit parce qu'elle est plus forte, soit parce que l'autre refuse le combat; elle sera dominante, la seconde subordonnée. Ensuite, les poules ayant triomphé dans le premier combat se feront face par couples; il en sortira la moitié de vaincues. A la fin, une hiérarchie s'établit que l'on peut exprimer comme suit: si nous identifions les poules par les lettres de A à L, on trouvera une dominatrice absolue, A, qui aura le droit de donner des coups de bec à toutes les autres poules sans que celles-ci ne les lui rendent. La seconde, B, pourra becqueter toutes les poules excepté A. C pourra donner des coups de bec à toutes sauf à A et B, et ainsi de suite jusqu'à l'échelle la plus basse de la hiérarchie, L, qui ne peut que recevoir les coups de bec et non en donner.
N'importe quelle poule peut changer sa position dans la hiérarchie en provoquant une supérieure et en en triomphant, mais sans un tel défi les positions restent inchangées et sont acceptées par toutes les poules.
Bien qu'en version simplifiée, le principe est là et des recherches ultérieures ont confirmé cette loi chez un grand nombre d'animaux. Dans la plupart des communautés animales, y compris la nôtre, il existe un ordre social de domination et de subordination, parmi les mâles comme chez les femelles. On parle en général de la loi du coup de bec puisque cette loi fut d'abord découverte chez les poules; cette découverte a révolutionné notre étude du comportement social des animaux.
Poules diseuses de bonne aventure
Le comportement des poules à l'égard de la loi du coup de bec est devenu presque un symbole dans la philosophie du savant moderne. Au cours des civilisations antérieures, ces oiseaux ont servi de symbole en d'autres occasions. En raison de ses œufs, la poule était symbole de fertilité, privilège qui fut transféré au coq, surtout à cause de la parade compliquée dont il use pour séduire la femelle. Le coq devint ensuite un symbole érotique, puis celui de la santé.
Les Romains allèrent encore plus loin et utilisèrent les poules pour prédire l'avenir: des poules étaient placées dans une cage avec de la nourriture; si elles mangeaient avidement, c'était de bon augure. Cette méthode permettait tous les abus: il suffisait d'affamer les poules avant de les placer dans la cage pour obtenir un heureux résultat !
Au cours de la Première Guerre punique, un consul, furieux de voir que ses poules refusaient de manger alors qu'il avait besoin de leur augure, s'écria: "Qu'elles boivent, si elles ne veulent pas manger !"... et il les jeta à la mer. Il fut battu et les citoyens de Rome attribuèrent sa défaite au manque de respect qu'il avait témoigné aux poules.
On ne saurait être précis quant à la date de domestication de la poule sauvage. Elle peut remonter à l'an 3200 av. J.-C., mais débuta certainement en Inde en l'an 2000 av. J.-C. On sait qu'il y avait des poules domestiques en Chine en 1400 av. J.-C, de même qu'en Egypte et en Crète; elles furent introduites dans le sud-est de l'Europe en 700 av. J.-C.
Les preuves fournies par les vestiges archéologiques — poteries, figurines, monnaies et mosaïques — permettent de sup poser que cet oiseau fut tout d'abord élevé dans des buts religieux, pour des sacrifices rituels, ainsi que pour les combats de coqs. Plus tard, on reconnut la valeur de ses œufs. Selon Aristophane (env. 400 av. J.-C), tout Athénien, même le plus pauvre, élevait des poules pour les œufs. Les Grecs inventèrent aussi le chapon, ou coq châtré, pour l'engraisser. Une autre utilité du coq pour le fermier: il lui servait de réveille-matin !
Races ornementales et commerciales
Les races actuelles se divisent en types méditerranéens et asiatiques. Parmi les premières, il en existe maintenant trente-sept utilisées dans le commerce et vingt-quatre comme oiseaux d'ornement. Hormis les oiseaux d'exposition et les jeunes coqs de combat, on tend à scinder les races en pondeuses prolifiques et en poulets de table. Certaines espèces sont très connues: la "leghorn" blanche, la meilleure pondeuse, suivie de près par la "Rhode Island" rouge et la "Plymouth". Parmi les coqs d'ornement, le plus spectaculaire est le "Yokohama" à longue queue; celle-ci peut atteindre, chez le mâle, jusqu'à 6 m de longueur.
Ordre de préséance
Les poules ont grandement contribué à faire progresser l'éthologie, science du comportement des animaux. C'est en 1922 que, pour la première fois, fut émise l'idée qu'il existait une loi dite du "coup de bec", loi découverte grâce à l'observation des poules domestiques et qui peut se résumer ainsi: si une douzaine de poules qui ne se connaissent pas sont rassemblées dans un enclos, elles se sépareront par couples et se battront infailliblement. Dans chaque couple, l'une des poules triomphera de l'autre, soit parce qu'elle est plus forte, soit parce que l'autre refuse le combat; elle sera dominante, la seconde subordonnée. Ensuite, les poules ayant triomphé dans le premier combat se feront face par couples; il en sortira la moitié de vaincues. A la fin, une hiérarchie s'établit que l'on peut exprimer comme suit: si nous identifions les poules par les lettres de A à L, on trouvera une dominatrice absolue, A, qui aura le droit de donner des coups de bec à toutes les autres poules sans que celles-ci ne les lui rendent. La seconde, B, pourra becqueter toutes les poules excepté A. C pourra donner des coups de bec à toutes sauf à A et B, et ainsi de suite jusqu'à l'échelle la plus basse de la hiérarchie, L, qui ne peut que recevoir les coups de bec et non en donner.
N'importe quelle poule peut changer sa position dans la hiérarchie en provoquant une supérieure et en en triomphant, mais sans un tel défi les positions restent inchangées et sont acceptées par toutes les poules.
Bien qu'en version simplifiée, le principe est là et des recherches ultérieures ont confirmé cette loi chez un grand nombre d'animaux. Dans la plupart des communautés animales, y compris la nôtre, il existe un ordre social de domination et de subordination, parmi les mâles comme chez les femelles. On parle en général de la loi du coup de bec puisque cette loi fut d'abord découverte chez les poules; cette découverte a révolutionné notre étude du comportement social des animaux.
Poules diseuses de bonne aventure
Le comportement des poules à l'égard de la loi du coup de bec est devenu presque un symbole dans la philosophie du savant moderne. Au cours des civilisations antérieures, ces oiseaux ont servi de symbole en d'autres occasions. En raison de ses œufs, la poule était symbole de fertilité, privilège qui fut transféré au coq, surtout à cause de la parade compliquée dont il use pour séduire la femelle. Le coq devint ensuite un symbole érotique, puis celui de la santé.
Les Romains allèrent encore plus loin et utilisèrent les poules pour prédire l'avenir: des poules étaient placées dans une cage avec de la nourriture; si elles mangeaient avidement, c'était de bon augure. Cette méthode permettait tous les abus: il suffisait d'affamer les poules avant de les placer dans la cage pour obtenir un heureux résultat !
Au cours de la Première Guerre punique, un consul, furieux de voir que ses poules refusaient de manger alors qu'il avait besoin de leur augure, s'écria: "Qu'elles boivent, si elles ne veulent pas manger !"... et il les jeta à la mer. Il fut battu et les citoyens de Rome attribuèrent sa défaite au manque de respect qu'il avait témoigné aux poules.
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