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Les conséquences du réchauffement climatique sont telles que les chercheurs multiplient les études qui sont parfois insolites pour en définir la cause. C’est notamment le cas d’une enquête intitulée « population adiposity and climate change » menée outre-Manche par Phil Edwards et Ian Roberts. Les scientifiques ont mesuré le taux de gaz à effet de serre consommé par les personnes de poids normal comparativement à celles qui souffrent d’une surcharge pondérale.
Concrètement, leur étude consiste à mesurer le taux de CO2 généré par les deux catégories de personnes. Il en résulte alors que les personnes obèses produisent plus de dioxyde de carbone que les personnes non obèses, ce en raison du fait qu’elles se déplacent le plus souvent en véhicule motorisé. A cela s’ajoute également le fait que même si elles restent chez elles, elles se font livrer leurs courses ou leurs plats préparés, ce qui représente un autre poste de production de gaz à effet de serre. Ce rapport montre clairement que les personnes obèses consomment 19% de plus d’énergie que les sujets normaux. En un mot, l’obésité participe grandement au réchauffement planétaire.
L’obésité est un problème de santé publique qui touche essentiellement les pays occidentaux. En France, un adulte sur six souffre d’un problème de surpoids, un triste constat à l’origine d’une proposition de majoration fiscale de produits gras et sucrés dont la consommation mérite d’être modérée.
Mais est-il nécessaire de soulever la consommation en énergie des personnes obèses ? Ne doit-on pas plutôt se poser la question sur le rôle des industriels et leur incitation à la consommation et des émissions de gaz à effet de serre issues de leur usine ? Après les ruminants dont notamment les vaches, vient le tour des personnes obèses. Il s’avère que le progrès cherche toujours un bouc émissaire.









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