











































Le programme de production en captivité du lynx ibérique porte ses fruits. Le nombre de naissances dépasse largement la prévision des biologistes qui ont mené l’action.
Au début du siècle dernier, plus de cent milles lynx ibériques ont été recensés au Portugal et en Espagne, ce nombre a été réduit à 150 spécimens en 2002. Nombreuses sont les causes de ce déclin impressionnant. Mise à part l’urbanisation, les félins ont été victimes d’une chasse intensive et n’ont pas résisté à une maladie transmise par les lapins sauvages dont ils se nourrissaient.
Pour sortir l’espèce de son statut de « en danger critique d'extinction », le plus élevé pour un animal sauvage selon l'échelle de l'Union internationale de la conservation de la nature, pour passer à « en danger » puis « vulnérable », un programme de reproduction en captivité a été mis en place par les gouvernements espagnol et andalou. Les efforts déployés semblent porter leurs fruits. Le mois dernier, 17 bébés sont nés en captivité dans le centre d’élevage de Doñana (Espagne) et de La Olivilla dans le sud de l’Andalousie ; ce qui représente un record depuis le début du programme.
D’ici l’année prochaine, quelques individus vont être relâchés dans leurs anciennes aires de répartition. Pour les préparer à survivre en liberté, les responsables du centre de Doñana les nourrissent essentiellement avec des lapins dont certains sont encore en vie pour habituer plus particulièrement les petits lynx à la chasse. Et cette année, quelques individus vivant déjà en liberté vont être transférés vers d’autres zones.
Notons que la biologiste Astrid Vargas du centre de Doñana a déjà travaillé pour la préservation du furet à pattes noires, le loup mexicain aux Etats-Unis et le tigre de Sibérie en Russie.









Commentaires
Poster un nouveau commentaire