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Depuis maintenant vingt ans, le nombre d'individus de Cricetus cricetus, ce petit rongeur qui peuplait les plaines rhénanes et les massifs vosgiens, diminue. Si en 2001, on y recensait encore un peu plus de 1.160 terriers, ce nombre a été réduit de moitié lors du recensement du mois d’avril 2008. Le changement des pratiques culturales associées à l’urbanisation et le tracé d’axes autoroutiers sont les principales causes de ce déclin. Les cultures céréalières ont remplacé les plantes fourragères dont se nourrit le grand hamster, celui-ci étant par ailleurs protégé par la Directive européenne Natura 2000. Au cours de l’année 2007, la France était destinataire d’une mise en demeure. Il lui a été notamment reproché de ne pas avoir honoré ses engagements pour la protection de cette espèce « très menacée ». Néanmoins, cette mise en demeure pourrait être retirée lors d’une prochaine réunion qui aura lieu en début de l’année 2009 à Bruxelles. Les efforts déployés par l’Hexagone a en effet conduit au relèvement de l’effectif du Cricetus cricetus. Dans les communes de présence historique, 209 terriers ont été dénombrés lors du dernier recensement du mois d’avril contre 174 en 2007.
La France prévoit dans son plan de sauvegarde la réintroduction de la culture de la luzerne sur l’aire de répartition du rongeur. Cependant, ces efforts jugés insuffisants par Jean-Paul Burget de "Sauvegarde Faune sauvage". Dans cette perspective, la Commission européenne a débloqué une aide de 165.000 euros en 2008 dont 140.000 euros vont servir pour des études génétiques et faire la lumière sur la qualité de la reproduction en captivité. Sur une période de 5 ans, 470 animaux ont été relâchés dans la nature.









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