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II existe trois espèces de paons : le paon bleu de l'Inde, le paon vert qui vit plus à l'est, de la Birmanie jusqu'à Java, et le paon du Congo.
Le paon bleu a été à demi domestiqué depuis plus de vingt siècles; c'est lui que tout le monde évoque lorsqu'on parle du paon. Il est si connu qu'il est a peine besoin de le décrire. Bornons-nous donc à rappeler ses traits les plus caractéristiques : il est originaire de l'Inde et de Ceylan; la tête et le cou sont d'un bleu éclatant souligné par deux taches blanches, l'une au-dessus des yeux, l'autre au-dessous. La tête est surmontée d'une huppe de plumes divergentes, bleues à l'extrémité. Par contraste, le corps gris rayé de brun sur le dos, les ailes et le ventre bruns paraissent ternes. Toute la magnificence du mâle réside dans sa traîne, appelée généralement queue bien qu'elle ne soit pas faite des plumes caudales mais des tectrices du dos, extrêmement allongées. Un paon mâle mesure jusqu'à 2,3 m de longueur, dont près des deux tiers pour la traîne. La femelle, moins spectaculaire, possède un plumage d'un brun plus accentué; la traîne lui fait défaut.
Chez le paon vert, mâle et femelle sont de couleur verte, parsemée de petites taches bronze depuis la huppe jusqu'à la queue. Les ailes sont turquoise et noires; tout le plumage présente des reflets métalliques. La huppe elle-même est plus petite que chez le paon bleu. Les diverses mutations observées — albinos, panachées ou à dominantes noires — disparaissent rapidement lorsqu'il y a croisement avec l'espèce pure. Paon vert et paon bleu s'hybrident en captivité.
Le paon du Congo, auquel nous consacrons un article particulier, n'a été découvert qu'en 1936; il habite au plus profond des forêts. Le mâle, au plumage bleu et vert, porte une queue large et courte, une tache de peau nue et rouge au cou et une double huppe noire et blanche. La femelle est marron et vert cuivré.

2
environ 3 kg
10 à 15 ans
paonneau









