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Le mot de pétrel vient, dit-on, de saint Pierre, certains pétrels ayant la faculté de marcher sur les eaux sur de courtes distances. Le pétrel-tempête fait partie de ceux-là et, pour les mêmes raisons, a parfois été appelé aussi "oiseau de Jésus". Les marins de naguère croyaient que son apparition annonçait la tempête, ce qui lui a valu son qualificatif.
Les quelque vingt-cinq espèces de pétrels-tempête sont les plus petits membres de l'ordre des procellariiformes, qui comporte albatros, puffins et pétrels. Cet oiseau se distingue de ses proches parents par ses narines tubulaires placées sur le bec, qui fusionnent pour ne former qu'une seule ouverture. A côté des grands albatros, dont l'envergure atteint 3 m et plus, il fait figure de nain, sa longueur étant comprise entre 12 et 25 cm. La livrée est généralement sombre, presque noire; certains ont le croupion ou le dessous blanc. Trois espèces sont grises. Les pétrels-tempête sont divisés en deux groupes: ceux qui vivent dans l'hémisphère Sud et dont les ailes sont rondes, la queue carrée, le bec très fin, les pattes très longues; ceux qui fréquentent surtout l'hémisphère Nord et dont les pattes sont plus courtes, les ailes plus longues et plus effilées, la queue fourchue.
Parmi les nombreuses espèces, les plus connues sont le pétrel-tempête de Wilson, distingué par sa palmure orange, qui nidifie sur les côtes et les îles de l'Antarctique et migre vers l'Atlantique Nord jusqu'en Grande-Bretagne et à Terre-Neuve, et le pétrel-tempête britannique, dont l'aire de distribution est la plus restreinte et qui nidifie dans l'Atlantique Nord et la Méditerranée. La majeure partie des pétrels-tempête fréquentent le Pacifique, particulièrement aux environs des zones fertiles engendrées par les courants marins, au large du Pérou et du Japon.
Chevauchant la tempête
Parfois, on peut voir le pétrel-tempête depuis les côtes, lorsque ses routes de migration l'en rapprochent; mais le plus souvent on remarque sa présence dans le sillage des navires, où il volette à la manière incertaine des chauves-souris. Souvent, un groupe d'une demi-douzaine suit un bateau, attiré sans doute par les petits animaux que l'hélice amène en surface. A l'exception du pétrel-tempête des Galapagos, ces oiseaux, pendant la journée, s'absentent des colonies où ils nichent. Celles-ci, situées sur les pentes rocheuses des îles, ne les accueillent qu'à la nuit; ils volent alors en grand nombre, de-ci de-là, avant d'atterrir près de leurs terriers, échangeant avec leurs compagnes des gazouillements plaintifs. Le pétrel-tempête de Hornby ne niche pas sur des îles, mais dans les montagnes du Chili.
Le problème de tout oiseau pélagique est de survivre aux tempêtes. Sans doute, la façon de planer du pétrel-tempête lui permet-elle d'aller sous le vent, le seul danger pour lui étant d'être jeté vers la côte. Le pétrel-tempête semble se protéger en rasant la surface de l'eau et en se tenant du côté des vagues exposé au vent; ce fait peut paraître surprenant, il y trouve cependant un courant ascendant qui soutient son vol. Le péril naît alors lorsque le vent tourne et court parallèlement à la vague, car l'oiseau, subissant la pleine force du vent, n'a pour se maintenir en l'air que sa seule vigueur.
se noourrit de petits poissons,de crustacés

2
23 à 29
20 ans
oisillon
espèce protégée (liste rouge)










