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Le bouvreuil se nourrit surtout de graines et de bourgeons. Doté à cet effet d'un bec semblable à celui du perroquet, court, trapu, à bords tranchants, il cueille et décortique les bourgeons à fruits. Son régime varie au fil de l'année en fonction des ressources disponibles. Au printemps, il peut se nourrir de chatons de chêne, de pissenlits et de renoncules. En été, le choix s'élargit avec les orties, les baies des chèvrefeuilles et des troènes, et les mûres. Les graines de bouleaux et les samares de frênes forment sa subsistance hivernale jusqu'à ce que, à la fin de la saison froide, les bourgeons des aubépines et des pruneliers mûrissent. Hélas ! Certaines de ces ressources naturelles manquent parfois presque totalement. C'est durant de telles disettes que les bouvreuils se tournent vers les arbres et les fleurs cultivés. L'adulte est exclusivement végétarien mais les petits sont nourris en partie d'insectes et d'araignées qui apportent davantage de protéines.
Le bouvreuil est avant tout un oiseau des zones boisées. Dans la plupart de l'Europe, on le rencontre en priorité dans les conifères ou les boisements mixtes mais il fréquente parfois des peuplements d'arbres à feuilles caduques. Il est en outre devenu un hôte régulier des jardins, des haies, voire de la campagne ouverte, notamment en hiver. Ces modifications ont sans doute été provoquées par la déforestation survenue dans plusieurs pays. Lorsque des reboisements sont menés à bien, on constate que les incursions de l'espèce dans les vergers décroissent. Le bouvreuil est à son aise au milieu des branches et des rameaux et ne passe que peu de temps à terre. Même là où il vit près de l'homme, le bouvreuil préfère les secteurs pourvus d'une végétation fournie où installer son nid et se cacher.
Discret, arboricole ; milieux boisés
Au début du printemps, le mâle à ventre rosé courtise la fem elle à ventre chamois en lui offrant des brindilles. Viennent ensuite des caresses, bec à bec ; si l'accord se conclut, il durera jusqu'à la mort. La construction du nid débute peu après l'accouplement. Travaillant seule, la femelle édifie une coupe de radicelles doublée de poils, installée sur une assise de branchettes. Le tout est bien dissimulé dans un jeune sapin, un roncier, un fourré d'aubé¬pine, voire au cœur d'une char¬mille ou dans un épais rideau de lierre. Peu après l'achèvement du nid, la femelle dépose quatre ou cinq œufs bleu pâle, mouchetés de pourpre. L'incubation de 12 à 14 jours commence après la ponte du dernier œuf. La femelle est alors nourrie par le mâle qui ne s'éloigne guère du site de nidification. A l'éclosion, le mâle doit ravitailler à lui seul toute la famille mais, les jeunes gran¬dissant, les deux adultes peuvent partager la tâche du nourrissage. Les poussins reçoi¬vent une bouillie prédigérée de graines et d'insectes. Les petits quittent le nid au bout de deux semaines. Le couple se consacre alors à une deuxième nidification. Les aînés restent dans les environs et, en hiver, les adultes et des jeunes des deux couvées vaquent ensemble en groupes familiaux. Les immatures sont bruns, sans calotte noire mais avec le crou¬pion blanc. Maturité sexuelle : à 1 an Accouplements : avril à août Pontes : 2, parfois 3 Œufs : 4 ou 5, bleu pâle moucheté de pourpre Incubation : 12 à 14 jours

Bouvreuil Pivoine
Pyrrhula pyrrhula
Le mâle est frappant grâce à son ventre coloré ; les deux sexes possèdent de larges barres grisâtres et un croupion blanc très apparents lorsque l'oiseau s'envole promptement vers une retraite proche.
Passériformes
Fringillidés
15 cm
25 cm
21 g
2 à 4 ans
Oisillon
Face à la diminution de son habitat originel, le bouvreuil a réussi à s'adapter à des milieux plus marginaux et ses effectifs augmentent. La population française de l'espèce est supérieure à 800 000 couples et ne doit pas dépasser 1,5 million de couples.
Répandu dans toute l'Europe et l'Asie, de l'Irlande au Japon. Les populations nordiques fuient vers le sud en hiver.










