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Le long bec arqué du courlis cendré est tout à fait adapté à la capture des mollus¬ques et vers marins enfouis dans le sable ou la vase. Des cellules sensibles au toucher, situées à l'extrémité du bec, lui permettent de localiser et d'identifier les proies. Le courlis cendré attrape aussi des crevettes et des petits poissons en eau peu profonde et capture des petits crabes dans la laisse de mer. Il utilise son bec comme une longue pince incurvée pour saisir le crabe, avant de l'avaler d'un seul coup. A l'intérieur des terres, pendant la reproduction, l'espèce se nourrit d'insectes et de leurs larves, de vers de terre, d'escargots et même de petites grenouilles. En été, le courlis cendré parcourt les pâturages à la recherche de bousiers. Après la moisson, il fréquente les chaumes pour ramasser des graines.
II y a 50 ans, le sifflement plaintif du courlis cendré ne retentissait que dans les larges estuaires, les landes battues par le vent et les prairies maréca¬geuses. Dans la seconde moitié du xxe siècle, l'espèce s'est installée dans les prairies et les terres cultivées, nichant parfois dans les champs de blé ou d'orge. Hélas, cette adaptation entraîne souvent la destruction des couvées lors de travaux agricoles. Au printemps et en été, le courlis cendré vit à l'intérieur des terres. Il migre à l'automne vers les côtes pour y passer l'hiver, faisant deux fois par jour un festin de petits animaux marins que lui offre la marée basse. Bien que la nourriture soit abondante en hiver sur les côtes européennes, beaucoup de courlis migrent plus au sud, jusqu'en Afrique, et reviennent en Europe au printemps pour nicher.
Bien que son plu¬mage le camoufle parfai¬tement, le courlis cendré se repère aisément à son siffle¬ment roulé.
Le courlis cendré niche au sol parmi la végétation, dans les landes tourbeuses et les prairies marécageuses. Arrivé le premier sur les lieux de nidifi¬cation, le mâle défend son territoire en chantant en vol. A la vue d'une femelle, il effec¬tue un vol de parade acroba¬tique, puis s'approche d'elle en s'accroupissant et la contourne jusqu'à ce qu'elle accepte l'accouplement.Les quatre œufs sont pondus dans une dépression garnie d'herbes tendres ou de bruyère et sont couvés par le couple pendant un mois environ. Les oiseaux sont extrêmement prudents ; l'un monte la garde pendant que l'autre couve et, si un intrus approche, tous deux feignent d'être blessés pour l'éloigner du nid. Criant très fort, ils défendent courageu¬sement leurs poussins, pour¬suivant les corneilles, les goélands et même les rapaces. Quelques heures après l'éclosion, les poussins quittent le nid. Les adultes les aident à se nourrir et les protègent jus¬qu'à ce qu'ils sachent voler et manger seuls. Maturité sexuelle : à 2 ans Accouplements : d'avril à juin Ponte : 1 seule par an Œufs : 4 ; brun-olive Incubation : 27 - 29 jours Envol des jeunes : 35 - 40 jours

Courlis Cendré
Numenius arquata
Le plumage est moucheté et strié de gris, roux, brun, fauve et blanc. Le croupion blanc bien visible au vol. Corps plus grand et bec plus long que celui du corlieu (à tête rayée).
Charadriiformes
Aves
Scolopacidés
50 - 60 cm
80 -100 cm
500 -1 300 g
Jusqu'à 31 ans
Sifflement roulé
Oisillon
L'assèchement des zones humides, la destruction des landes tourbeuses et la diminution des prairies naturelles, habitats où niche le courlis cendré, sont responsables de la régression de l'espèce en Europe.
Niche dans les régions tempérées et boréales d'Europe et d'Asie, de l'Irlande à la Sibérie orientale. Certains hivernent jusque sur les côtes d'Afrique.










