











































Relâcher les poissons que l’on pêche permet de conserver les espèces de poisson tout en continuant à pêcher. À moins d’être sûr de cuisiner et de manger la truite que vous venez de pêcher, il n’y a aucune raison de la garder. Lorsque vous relâchez une truite (ou tout autre poisson), elle doit surmonter le stress de la capture pour grandir et se reproduire.
1. Pêchez la truite en eau froide.
La truite vit dans une eau à une température inférieure à 21°C. Au-dessus de cette température, elle a de grandes chances de mourir. C’est pourquoi, en été, vous devez les chercher dans les zones les plus froides des ruisseaux, des rivières ou des lacs. Si vous comptez réellement relâcher des truites afin d’en assurer la conservation, munissez-vous d’un thermomètre et vérifiez la température de l’eau avant de pêcher. Relâcher une truite dans une eau trop chaude n’a aucun intérêt puisqu’elle mourra même si vous réussissez à la remettre à l’eau en vie.
2. Occupez-vous de la truite le plus vite possible.
Moins la truite subira de stress lors de la pêche, plus il sera facile de la ranimer et de la relâcher. Utilisez uniquement des hameçons sans ardillon ou écrasez l’ardillon avec une pince. Gardez du mou car une ligne constamment tendue ne rendra le combat de la truite que plus difficile et elle pourrait s’épuiser au point de ne pas pouvoir être ranimée. Certains pêcheurs orientent leur canne en amont dans le sens du courant et font un mouvement d’aller-retour quand la truite, afin de pour contrôler rapidement le poisson. Il suffit alors soit d’attraper la mouche (et pas le poisson), soit d’utiliser une épuisette. Quelle que soit la méthode que vous utilisez, ne sortez pas la truite de l’eau et enlevez délicatement l’hameçon d’un geste sûr, puis laissez-la partir sans l’avoir touchée. Les filets à mailles soudées en caoutchouc sont les plus adaptés car ils limitent les risques d’abîmer les écailles, les nageoires ou les branchies de la truite.
3. Évitez de toucher la truite.
Les truites (comme tous les poissons) sont recouvertes d’un mucus protecteur. Les toucher trop longtemps ou avec des mains sèches enlève cette couche, la truite est par la suite vulnérable aux infections fongiques qui peuvent la tuer. Les organes internes des poissons sont fragiles, évitez donc d’exercer une forte pression sur la truite ou de trop la serrer lorsque vous la tenez. Si vous devez vraiment la manipuler, attrapez-la au-dessus de la queue et mettez-la sur le coté ou la tête en bas pendant un court moment afin de l’immobiliser. Ne touchez pas les branchies et ne passez surtout pas vos doigts à l’intérieur de ces dernières. Si vous manipulez la truite pour prendre une photo, préparez plutôt votre appareil à l’avance afin de la toucher le moins possible.
4. Ranimez la truite avant de la relâcher.
Il arrive parfois qu’il soit nécessaire de manipuler une truite, particulièrement les gros spécimens qui ne peuvent être attrapés qu’à l’aide de l’épuisette, alors qu’ils sont complètement exténués. Pour ranimer une truite, tenez-la bien droit face au courant, qui ne doit pas être trop fort, afin de déclencher le fonctionnement de ses branchies. Vous verrez qu’elle est ranimée dès qu’elle commencera à se tortiller et à se débattre. Tout ce qu’il vous reste à faire est de la laisser partir. Il arrive que la truite ne bouge pas immédiatement. Il faut alors effectuer lentement un mouvement de va-et-vient en la tenant toujours dans le sens du courant jusqu’à ce qu’elle reprenne vie.
Relâcher une truite ou tout autre poisson après l’avoir pêché permet de mieux gérer les populations de poissons mises en danger par la pêche excessive. Un pêcheur doué et consciencieux sait attraper une truite mais également la relâcher. Il sait apprécier la pêche en tant que sport d’extérieur, mais il est également conscient de l’impact qu’il a sur son environnement.









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